Vivre à Rome: guide de survie aux transports en communs

Des votre arrivée dans la ville éternelle, vous êtes généralement submergés par la beauté de la ville. La vie est belle, les cigales chantent, et vous vous empressez d’enfiler une robe portefeuille à fleurs pour aller boire des spritz face au Panthéon.

IMG00485-20120712-1939
C’est cliché mais je suis encore amoureuse de cette place!
Jusque là tout va bien.

Puis vient le jour de la rentrée au travail/école/autre. Vous vous levez tôt, sortez par une belle journée de septembre ensoleillée et encore chaude, et vous faites la colazione al bar sotto casa*, en bon romain qui se respecte.
En vraie italienne, si vous êtes une femme, vous aurez également enfilé votre plus haute paire de talons aiguilles, comme ça, pour faire comme Monica Bellucci.

C’est la que l’aventure commence. Elle commence d’ailleurs dès les premières minutes, lors d’une action simple comme bonjour: l’achat de ticket de metro aux distributeurs. Mieux vaut s’équiper convenablement en amont, de pièces entre 5 centimes et 2 euros, et de billets entre 5 et 10 euros. Cette limite vous semble étrange mais voilà:

  1. la machine rend (en général) la monnaie, mais pas plus de 4 euros. Non, on ne peut rien y faire. Non ça ne va pas changer dans les prochaines années.
  2. vous n’avez que votre carte bleue? Vous vivez dans une pub MasterCard ou comment ça se passe. Allô la terre ici l’Italie. You need cash! La technologie moderne du paiement par carte bleue n’est pas encore descendue dans le métro.**

Vous êtes à l’Eur et souhaitez vous rendre à Trastevere en métro? Et pourquoi pas 100 balles et un mars pendant que vous y êtes. Prenez le taxi et arrêtez de poser trop de questions. Ici, nous ne disposons que de 2 lignes de métro. Récemment, une sorte de bifurcation de la ligne B a été inaugurée. La ligne C est en projet depuis au moins 10 ans si l’on en croit les chauffeurs de taxi.***

Vous êtes un aventurier? Donc vous avez un rendez-vous dans un quartier que vous ne connaissez pas, et avez cherché sur le site de l’ATAC (ndlc: la RATP locale) le moyen de vous y rendre avec les transports en communs. Vous devez notamment prendre le bus, mais vous n’avez pas tout à fait compris le nom de l’arrêt de bus où vous devez descendre. Ne paniquez pas, jusqu’ici tout est normal. A Rome, lorsqu’un bus fait plusieurs arrêts sur une même rue/boulevard, tous les arrêts s’appellent par le nom de la rue. Sur le site de l’ATAC, vous aurez seulement l’indication du nombre d’arrêts. Par exemple: Labicana, 3 fermate. Il vous faudra donc étudier le plan avec précision et compter le nombre d’arrêts avant de descendre.

Vous êtes pressés? Prévoyez BEAUCOUP d’avance, et sachez que les horaires de bus n’existent pas à Rome. L’ATAC vous donnera tout juste des fréquences de passages, qui évidemment ne vous aideront pas. Il existe cependant une application ATAC mobile qui vous indique à quelle heure passe le prochain bus de votre ligne. Utile, même si j’ai entendu dire que ce n’était pas toujours très précis.

Regardez la météo! Dieu merci le temps est souvent magnifique, ensoleillé et chaud à Rome. Mais il arrive qu’il pleuve, et ici pas de petit crachin breton. Non, à Rome, la pluie, c’est torrentiel. Pas franchement dans la finesse. Les mois de Novembre, Mars et surtout Avril sont particulièrement à craindre, avec quelques averses en juillet-Août****. A part la nécessité de vous munir d’un parapluie géant dans les plus brefs délais, vous devrez aussi partir de chez vous beaucoup plus tôt que d’habitude, car la pluie ralentit tout. Les milliers de scooters et vespas prennent leur voiture ce jour là, ce qui crée des bouchons infinis.

Les premiers mois, vous serez tentés de haïr cette ville. Dans ces moments de dépression et d’agacement, rappelez vous juste que la beauté de la ville provient en grande partie de son état de conservation presque intacte, qui lui donne un effet carte postale surannée. Cette beauté ne s’obtient qu’en faisant le sacrifice de l’efficacité et de la rapidité.

Et pourquoi pas, finalement?

********************************************************************************

* j’annonce que ce blog a vocation à vous apprendre l’italien grâce à des concepts simples.
** j’entends déjà les hurlements désespérés de nos amis du monde moderne, mais ne vous offusquez pas, les italiens ont en revanche depuis 2012 la compagnie ferroviaire la plus moderne d’Europe, italo, qui a réussi à concentrer toute la technologie dont le reste du pays manqué parfois. Les machines chez Italo prennent la carte, et imprimer un billet de train est complètement désuet en Italie.
*** source d’information la plus fiable en Italie!
**** Enfin sauf cette année, mais on ne va pas faire un bulletin météo ici.

Baci baci

Publicités

2 réflexions sur “Vivre à Rome: guide de survie aux transports en communs

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s